Terra Toma


Sous le vocable « Terra Toma », cette série de photographies rend compte d’une réflexion sur les liens entre la femme, le corps et l’environnement.
L’image manipulée à prédominance rouge révèle une vision différente du paysage, violente et sanglante dans une tentative de sublimation du péril qui évoque la fragilité de notre équilibre environnemental. L’’espace du paysage n’est pas investi par le corps, ni de l’artiste ni d’un modèle, l’analogie au corps vivant ou inerte se fait par une approche plastique concentrant l’utilisation de techniques photographiques traditionnelles sans intervention physique directe sur l’environnement naturel. 

Ce projet de photographie et d’installation témoigne avant tout d’une volonté de s’inscrire durablement dans le champ des problématiques environnementales tout en le liant à celui de l’éco-féminisme, cependant proposer une investigation avec les mots ‘art, féminisme et environnement ‘ présuppose que l’on n’assigne pas à l’art que des fonctions symboliques mais qu’on accepte qu’il provoque le débat par la prise en charge forcément singulière des réflexions ayant cours dans l’espace social.  Aussi faut-il rappeler que le genre féminin n’est pas lié au sexe biologique féminin et que les hommes, la société, doivent et peuvent se résoudre à adapter l’ensemble de caractéristiques du genre féminin lié socialement et historiquement à la nature que sont l’émotion, l’angoisse, le partage, le soin et l’empathie.